J'entends et j'attends,
Sous l'emprise des mots
Les pattes courtes des lettres
Heurter mes teimpants
Comme des tambours de pluie,
Des obus de papier.
Espace et temps s'étreignent sous nos yeux
Et les sons de s'étouffer sur la voute,
Rien, il ne reste rien,
Du vacarme originel.
Le silence nous entreint comme un cocon d'absence
Et les murs se dressent toujours plus haut...
Iris débridé,
Ta chute sans échelle
La nausée te prend
Tu vomis sur mon tapis
En décalage de phase
J'essuie une larme sur ta moustache
Les larmes me viennent
Je ne suis pas
C'est dangereux de jouer choux-fleur au gratin avec ta cervelle petit chat
Ne me mord pas de ce regard froid je veux jouer
...Vibrisse tes désirs illuminés...

le menton polisson
s echappe aux carpates
l air se degage moisson
une treve de l idee sur pattes
spectre assassin mourrons
enfin la zone se capte
ADE AIR

La tortue pilaf regne
sur un dessein peureux
danscarapace engourdie
en courant elle m'as surpris
dans un destin moins heureux
que ma conscience ne peigne
Oui pilaf est la reine
d'un monde à concquérir à deux
sur ses pattes la vie
dans sa tête l'amie
d'un roi malicieux
entré ce jour dans l'arène.

Dans ma maison décolle un garçon de paille... c'est une histoire d'envolée et de départ
Quand il résonne
La structure s'étonne
Par une enveloppe sauvage
Elle sort de la cage
Une nuit le garçon sort
Plus qu'un mètre
Et l'orgiaque s'endort
Paye son du à l'être
Par la même histoire un sourd écarte son miroir, un coquillage s'ouvre, plage musicale...
Combien de lignes sur ces pages qui dansent,
De mots aux allures diverses
Qui rendent a chaque phrase plus de sens q'il n'en portent...
Combien d'espoir peut on perdre,
De doutes s'entourer,
Avant d'etreindre le vide sur un air de deja vu...
J'ai laisse aux secondes le soin de mes mots,
Aux minutes l'integrale de mes sens,
Aux heures une place de choix,
Aux jours ce que nul n'ignore,
Aux annees les marees insouciantes
Et aux siecles l'arrogance du savoir
...
la peinture au vingtième siècle: dialogue avec la photographie et remises en question
La photographie sème le trouble dans la fin du dix-neuvième siècle. Avant l'invention de la photographie les peintres s'attachaient à reproduire, avec un réalisme sans cesse croissant, la nature. L’arrivée brutale de la photographie, pratiquée par d’infâmes techniciens, pose quelques problèmes existentiels pour les peintres.
I. Qu'est ce qui différencie les artistes de ces techniciens photographes?
Pour Cézanne, Vangogh et d'autres la peinture par rapport à la photographie peut traiter la lumière différemment. Pour Picasso Braque etc.., elle traite les volumes, les formes autrement, ils peuvent faire apparaître toutes les faces d'un même objet sur un seul plan. Matisse, wouters etc., utilisent des couleurs non naturelles, fauves. Kandinsky Mondrian magritte delvaux dali etc... répondent avec encore plus d’inventivité aux photographes. Avec la peinture ils représentent des formes qui n'existent pas dans la nature des formes abstraites, mathématiques, provenant de rêves, ou surréalistes.
Bien sûr les photographes vicieux comme ils sont répondent à toutes ces attaquent et donnent le pendant. Les peintre vont finir se plier (ça prend toutefois encore beaucoup de temps) et accepter ces techniciens photographes comme de véritables artistes. De cette lutte fertile naît beaucoup de mouvements artistiques et d’inventions.
Si la définition de l’art était claire avant l’arrivée de la photographie elle ne l’est plus du tout en ce début de 20 ième siècle. Durant cette lutte contre la photographie les artistes peintres ont dépassés les limites standard de la peinture. Faut-il donc considérer tous ces peintres comme n’étant pas des artistes (si on suit la définition classique) ou bien faut-il étendre la définition de l’art.
II. Mais qu'est qu'un artiste, qu'est-ce qu'une oeuvre d'art?
Personne au début du 20ième à une définition claire de l’art à offrir. Le « travail » de Duchamps résume bien cette interrogation. Et si on considère Duchamps comme un artiste on s’aperçoit que le statut (la définition) de l'artiste est entamé. Si pour être un artiste il suffit de signer sur une pissotière alors tout le monde peut-être artiste. On peut imaginer que des personnes complètement naïves puissent être artiste (l'art naif) et pourquoi pas des handicapés ou des fous (l'art brut)! Le vingtième siècle a démoli le statut de l'artiste. Un artiste n’est plus quelqu’un qui doit maitriser une technique, être intelligent, cultivé, lucide, sain d’esprit. Il suffit-il de se dire artiste pour être artiste.
III. mais qu'est ce que l'art?
C’est plus qu’un simple coup à la notion d’artiste qui est asséné, c’est un jet d’huile bouillante qui dissout la définition de l’art. Tout le long du vingtième siècle les artistes vont laisser de côté l'esthétisme pur pour le questionnement pur, ce qui va aboutir à l'art conceptuel contemporain. N’était-ce pas aux philosophes de se poser ce genre de questions ? Ce n'est plus l'esthétisme qui importe mais le questionnement. Duchamps au début du 20ième a déjà posé toutes les questions fondamentales, mais personne n'a su apporter une réponse éternelle. Ce qui fait qu'aujourd'hui encore les mêmes questions sont posées par des artistes contemporains.
D’autre part certains peintres (ou artistes), profitant du flou sur la définition de l’art, vont engager leurs toiles dans des combats, dans la propagande et même dans la publicité. Certaines œuvres n’ont qu’un seul objectif : transmettre un message. L’esthétique n’a qu’une utilité, optimisé la transmission du message. La population est donc confrontée perpétuellement à cette forme d’art communicatif. Le flou est encore plus grand autour de la notion d’art. Andy Warhol utilise cette forme d’esthétique et pose la question : est-ce que la culture de masse est-elle aussi une forme d'art ? De plus l’accès à la culture et au matériel, pinceaux couleurs etc…, est facilité, le peuple se met à faire de "l'art". Beaucoup se disent artistes et l’Homme du quotidient à bien du mal à distinguer qui est ou n’est pas artiste.
Le futur de l'art
De la même manière que l’homme se pose des questions existentielles l'art se remet en question. Tellement l’art se pose des questions, l’art devient l’art de poser des questions. Le support matériel n’est plus qu’anecdotique. L’art conceptuel semble avec peu d’efficacité et de succès essayer de prendre la place des philosophes. L’art pour moi c’est plutôt d’essayer de traduire des émotions. Celle-ci pouvant être ou pas des réponses à des questions existentielles. L’art peut donc être une alternative de réponse aux questions existentielles que l’on se pose mais c’est d’abord l’expression d’émotions.
C'est pourquoi je propose de nommer les artistes qui s’attachent aux émotions les "Emotistes".
Vive l'émotisme éternel!
Le vingtième siècle, le temps des grandes questions existentielles:
le cerveau à deux parties une primitive et une plus évoluée. La première commune à la majeur partie des animaux permet de répondre à des interrogations posées par la nature ou par le corps. Un ennemi attaque, le cerveau en fonction des éléments qu’il dispose (la taille de l'animal, son agressivité, l'état de l'individu) choisit entre la fuite ou l'attaque. Aucune question n'est posée, c'est simplement un traitement des informations qui amène à la solution.
L'homme et d’autres animaux ont un "deuxième" cerveau, plus ou moins développé, qui permet de poser des question. J'ai faim, je n'ai plus à manger, comment ouvrir ces noix de coco? Peut-être pourrais-je la casser avec une pierre? Néanmoins, aussi élaboré soit-il ce cerveau ne répond pas aux questions. C’est la nature, si on l’interroge (méthode scientifique) ou bien les intuitions (provenant du cerveau primitif) qui vont répondre.
L'apparition du cerveau élaboré a amené l’Homme (et peut-être d’autres animaux) à se poser les questions : « qui suis-je et est-ce que j'existe ? » ce qui fait de lui un être conscient. Malheureusement ce cerveau si élaboré soit-il n'est pas capable de répondre. Seul l'interrogation de la nature ou de ses intuitions ou émotions (l'interrogation du cerveau primitif) permet de répondre aux questions. La nature n'est pas prête à répondre à nos questions existentielles. La seule source de réponse à nos questions existentielles est donc notre cerveau émotionnel, ou encore notre cœur.
L'échelle humaine n'est pas de taille à se frotter aux éléments,
Trop ou trop peu, toujours ou jamais,
L'évolution nous a fait aveugles dans notre dimention,
En voulant nous ouvrire les portes des infinis.
Seulement, ces portes restent closes et deja nous voila borgnes...
De l'oeil déchut, nous scrutons l'horizon de nos connaissances, replié sur lui même qui renvoit indistinctement à l'atome ou au dodécaèdre de Poincaré...
Ouvrez le bon, et regardez la vie, ne la voyez pas.
Je croise, ivre, les vaisseaux d'eau,
Oiseaux du grand large, sur une greve aride;
Et je leur crie ma sollitude sous les yeux, sur la terre.
La Mariée,
Fleur de rosée à l'aube,
Délicate et décidée,
Projette son arc sur le ciel
Le Marié,
Papillon bleu,
Doux comme le vent et roi des rêves,
Fait du ciel un écrin
et la Pomme...
Bleu et gourmand il s'abreuve aux couleurs de la rosée,
Et la rosée aux rêves bleus et beaux...
Pour revenir chaque matin, encore et encore,
A l'abrit des feux et des foudres,
Délivrer les premiers rayons impatients...
Rouge, jaune ou grand;
L'Enfant rêve et meurt.
Epris de ses propres songes
L'envers du temps s'écoule à contre courant,
Et fige, et détruit le temps.
Seuls,
le Vent, grand et rouge
et l'Enfant, jaune
Eclipsent l'absence, tant leurs rêves sont doux.
L'univers, singulier, s'est replié sans désordre
A la suite du temps.
Mais le Vent, ivre d'espace,
Et les rêves d'Enfant,
Ont tissé en son sein
Rires et temps.
L'univers respire à nouveau,
Fort de sa nouvelle dimention
On raconte pourtant,
Que si la lune rit,
C'est qu'un Enfant rêve et que souffle le Vent...
Tes gestes muets,
Les mots sculptés,
Tes courbes froides,
L'hiver des sens,
Tes yeux blessés,
Le sang des mers,
Tes vagues d'humeur,
Je t'aime.
Doucement tu te lèves vite.
La fenètre te déshabilles,
tu jouis de son reflet,
ton envol vide retombe,
sur tes fesses au poivre.
Il pleut dehors, les jours moisissent
et se poursuivent comme les oranges,
sur tes joues.
La rouille de ton départ glacial,
glisse dans mes poumons
je crache quelques clous
de girofle et m'écrase par terre.
il tombe des cordes, elles m'enserrent,
je me perd dans l'infini de mon astre,
trou noir sans fond ni or.
Demain je reviendrai.
voici la recette du poulet frite. Voila les ingrédients: un poulet, des frites et puis c'est tout.
Attention avec le poulet! Il faut vérifier qu'il est bien mort quand on l'achète. Pour vérifier il suffit de lui envoyer une petite pichenette dans l'oeil. S''il ne bronche pas c'est soit qu'il fait de la méditation soit qu'il est mort. Ensuite pour les frites il vaut aussi mieux vérifier qu'elles sont bien raides. On n'est jamais trop prudent!
Si on veut faire le gourmet, on peut se luxer d'acheter un pot de mayonnaise. On déposera alors délicatement la frite dans le pot.
En ingurgitant le poulet il ne faut pas oublier de faire sa prière à jojo et marie, les patrons du septième ciel (non ce n'est pas un club d'echangiste!).
Entre deux murs,
Cours
Je vois les echos,
Eclats grinçants,
S'éteindre en ton sein.
Cours, car tu animes les ombres,
Légères
Un Arbre,
Tes Gestes,
Inertes,
Et l'eau,
Epaisse,
Décrivent,
Et rassemblent,
L'Absence.
Reviens, par quelques chemins,
Sur nos traces
Cours et Regardes moi:
Je Reste glacé d'erreur.
Miel.
l'air
de la Mer
me fait taire
hirondelle
trendre zèle
aux ailes attendries
s'enfuit
Dans ta nuit
mon ennui.
Pourquoi suis-je ceci? Parce que je ne suis pas cela. On est ce qu'on est seulement par rapport avec ce qui nous entoure.
On dit souvent "je ne crois que ce que je vois". Du point de vue de la vue (qui peut se reporter a d'autres points de vue), on n'est donc que conscient d'etre quelquechose par rapport a ce qu'on voit autour de nous-meme. Si on ferme les yeux, on est plus rien. Que se passerait-il donc, si nos yeux etaient bien plus efficaces? Si on voyait beaucoup plus qu'aujourd'hui, les particules, les atomes...? Serions-nous conscient d'etre quelque chose d'autre? On ne voit jamais vraiment notre propre figure, sauf a travers des reflexions. Pouvons-nous vraiment etre surs de qui nous sommes?
Et que ce passe-t-il avec tout l'infini entre l'un et l'autre. Si je regarde un bout de bois dans ma main, quand est-ce que, reellement, le bois finit-il et ma main commence-t-elle? Si j'appuie sur un interrupteur, que ce passe-t-il precisement quand l'electricite se coupe ou s'active? Si on avance vers un mur, quand est-ce qu'on va le toucher? C'est une reference bizarre que l'on a de penser savoir quand on va le toucher, qui nous rend conscient de notre existence.
Hmm...
Certe, oui, mais la mettre en doute en parole n'est pas suffisant. Je pense que seul la "mise en danger" de notre existence nous permet d'en apprecier la réalité. Non pas que ce soit ni mon but ni un prèche pour que d'autre le fasse, mais il est vrai que je me demande toujours de quelle autre maniere on ourrait réellement s'en assurer (ok, je dis des conneries, j'en suis bien persuadé, mais théoriquement, quoi...). La remise en question d'une notion telle que l'existence est délicate, car l'on se demande si l'on existe vraiment qu'apres avoir admis que l'on existait. Peut on réellement revenir sur cette constatation??
Est-ce que le seul fait de mettre en doute son existence n'est pas déjà la preuve de son existence? Est-ce qu'un inexistant peut se poser des questions?
Je dirais même plus: quelle(s) preuve(s) matérielle(s) et acceptables par toutes et tous avons nous de notre existance?? La conscience est elle une preuve de l'existance? Mais qu'est ce que c'est qu'exister? "Interagir avec les autres? Se reproduire? "Vivre"? ..." Notre belle assurance ne découlerait elle pas d'un phénomène de masse qui veut que l'on se convainc les uns les autres de notre existance? Un peu a l'image des fourmis qui n'ont pas réellement d'existance en tant qu'individus mais plutot comme communauté? Il ne suffit pas de se dire "j'existe" pour exister, encore faut il se le prouver... c'est sans doutes pour cela que les sports "extremes" existent... pour se confronter à nos peurs et pourquoi pas à la mort... seul preuve de notre existance antérieure.
Bien nue
Je t'ai vue
En haut du lit d'eau
Attendrie
Abattue
Etendue
Sur la rive de l'Evir
Dans mes mots
Dans mes mains
En mes maints mots
Je te vois et délire
un jour ou les mouettes etaient bonnes, je me suis penché sur la rive de l'Evir, pour te voir, te sentir, te sourire. et hop, le petit matin me reveille, je suis nu et tout seul.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Absorbé par les rêves vides et douloureux de la terre
Ses sens recouvrent peu à peu forme humaine,
A mesure que se lève la vie.
silence assourdissant,
roulement de tambour,
vision squeletique d'un bateau marteau,
des dentelles décorent son corps,
ses aisselles dévoilent putréfaction,
je t'aime.....
petites interrogations philosophiques:
L'homme a comme spécificité d'être conscient. Cela lui permet d'être conscient d'exister, mais aussi de douter de cette existence. La conscience permet de douter de l'existence
Est-ce que la conscience permet de remettre en cause la conscience?
Ce qu'il y a d'amusant c'est que l'apparition d'un outil entraine la remise en cause de son existence.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Absorbé par les rêves vides et douloureux de la terre
Ses sens recouvrent peu à peu forme humaine,
A mesure que se lève la vie.
Silence assourdissant,
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Me trompe-je, où cette serie de dessins représenterait une scène, quelque peu obscène, d'un éléphant ayant pinocytosé, si l'on peut dire, un couple d'oursins?? A moins que ce ne soit une branche moléculaire de l'arbre des hommes? Messieux, je vous propose que le premier d'entre nous retrouvant une version électronique DU film l'insère aussi rapidement que possible sur ce site. Bon, treve de déblatérations exquises, voici une sorte de poeme dont j'écris les deux premieres phrases... à nous de le completer.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi