Tes gestes muets,
Les mots sculptés,
Tes courbes froides,
L'hiver des sens,
Tes yeux blessés,
Le sang des mers,
Tes vagues d'humeur,
Je t'aime.

"certaines personnes disent ne pas comprendre ce que je représente. Je répond simplement que je représente la vie et que si quelqu'un y comprend quelquechose qu'il me le dise."
Doucement tu te lèves vite.
La fenètre te déshabilles,
tu jouis de son reflet,
ton envol vide retombe,
sur tes fesses au poivre.
Il pleut dehors, les jours moisissent
et se poursuivent comme les oranges,
sur tes joues.
La rouille de ton départ glacial,
glisse dans mes poumons
je crache quelques clous
de girofle et m'écrase par terre.
il tombe des cordes, elles m'enserrent,
je me perd dans l'infini de mon astre,
trou noir sans fond ni or.
Demain je reviendrai.
voici la recette du poulet frite. Voila les ingrédients: un poulet, des frites et puis c'est tout.
Attention avec le poulet! Il faut vérifier qu'il est bien mort quand on l'achète. Pour vérifier il suffit de lui envoyer une petite pichenette dans l'oeil. S''il ne bronche pas c'est soit qu'il fait de la méditation soit qu'il est mort. Ensuite pour les frites il vaut aussi mieux vérifier qu'elles sont bien raides. On n'est jamais trop prudent!
Si on veut faire le gourmet, on peut se luxer d'acheter un pot de mayonnaise. On déposera alors délicatement la frite dans le pot.
En ingurgitant le poulet il ne faut pas oublier de faire sa prière à jojo et marie, les patrons du septième ciel (non ce n'est pas un club d'echangiste!).
Entre deux murs,
Cours
Je vois les echos,
Eclats grinçants,
S'éteindre en ton sein.
Cours, car tu animes les ombres,
Légères
Un Arbre,
Tes Gestes,
Inertes,
Et l'eau,
Epaisse,
Décrivent,
Et rassemblent,
L'Absence.
Reviens, par quelques chemins,
Sur nos traces
Cours et Regardes moi:
Je Reste glacé d'erreur.
Miel.
l'air
de la Mer
me fait taire
hirondelle
trendre zèle
aux ailes attendries
s'enfuit
Dans ta nuit
mon ennui.
Pourquoi suis-je ceci? Parce que je ne suis pas cela. On est ce qu'on est seulement par rapport avec ce qui nous entoure.
On dit souvent "je ne crois que ce que je vois". Du point de vue de la vue (qui peut se reporter a d'autres points de vue), on n'est donc que conscient d'etre quelquechose par rapport a ce qu'on voit autour de nous-meme. Si on ferme les yeux, on est plus rien. Que se passerait-il donc, si nos yeux etaient bien plus efficaces? Si on voyait beaucoup plus qu'aujourd'hui, les particules, les atomes...? Serions-nous conscient d'etre quelque chose d'autre? On ne voit jamais vraiment notre propre figure, sauf a travers des reflexions. Pouvons-nous vraiment etre surs de qui nous sommes?
Et que ce passe-t-il avec tout l'infini entre l'un et l'autre. Si je regarde un bout de bois dans ma main, quand est-ce que, reellement, le bois finit-il et ma main commence-t-elle? Si j'appuie sur un interrupteur, que ce passe-t-il precisement quand l'electricite se coupe ou s'active? Si on avance vers un mur, quand est-ce qu'on va le toucher? C'est une reference bizarre que l'on a de penser savoir quand on va le toucher, qui nous rend conscient de notre existence.
Hmm...
Certe, oui, mais la mettre en doute en parole n'est pas suffisant. Je pense que seul la "mise en danger" de notre existence nous permet d'en apprecier la réalité. Non pas que ce soit ni mon but ni un prèche pour que d'autre le fasse, mais il est vrai que je me demande toujours de quelle autre maniere on ourrait réellement s'en assurer (ok, je dis des conneries, j'en suis bien persuadé, mais théoriquement, quoi...). La remise en question d'une notion telle que l'existence est délicate, car l'on se demande si l'on existe vraiment qu'apres avoir admis que l'on existait. Peut on réellement revenir sur cette constatation??
Est-ce que le seul fait de mettre en doute son existence n'est pas déjà la preuve de son existence? Est-ce qu'un inexistant peut se poser des questions?
Je dirais même plus: quelle(s) preuve(s) matérielle(s) et acceptables par toutes et tous avons nous de notre existance?? La conscience est elle une preuve de l'existance? Mais qu'est ce que c'est qu'exister? "Interagir avec les autres? Se reproduire? "Vivre"? ..." Notre belle assurance ne découlerait elle pas d'un phénomène de masse qui veut que l'on se convainc les uns les autres de notre existance? Un peu a l'image des fourmis qui n'ont pas réellement d'existance en tant qu'individus mais plutot comme communauté? Il ne suffit pas de se dire "j'existe" pour exister, encore faut il se le prouver... c'est sans doutes pour cela que les sports "extremes" existent... pour se confronter à nos peurs et pourquoi pas à la mort... seul preuve de notre existance antérieure.
Bien nue
Je t'ai vue
En haut du lit d'eau
Attendrie
Abattue
Etendue
Sur la rive de l'Evir
Dans mes mots
Dans mes mains
En mes maints mots
Je te vois et délire
un jour ou les mouettes etaient bonnes, je me suis penché sur la rive de l'Evir, pour te voir, te sentir, te sourire. et hop, le petit matin me reveille, je suis nu et tout seul.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Absorbé par les rêves vides et douloureux de la terre
Ses sens recouvrent peu à peu forme humaine,
A mesure que se lève la vie.
silence assourdissant,
roulement de tambour,
vision squeletique d'un bateau marteau,
des dentelles décorent son corps,
ses aisselles dévoilent putréfaction,
je t'aime.....
petites interrogations philosophiques:
L'homme a comme spécificité d'être conscient. Cela lui permet d'être conscient d'exister, mais aussi de douter de cette existence. La conscience permet de douter de l'existence
Est-ce que la conscience permet de remettre en cause la conscience?
Ce qu'il y a d'amusant c'est que l'apparition d'un outil entraine la remise en cause de son existence.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Absorbé par les rêves vides et douloureux de la terre
Ses sens recouvrent peu à peu forme humaine,
A mesure que se lève la vie.
Silence assourdissant,
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi,
Sa traitrise, sa tristesse, ce qu'elle ne dit pas.
Sous le sable, ce silence s'enfuit.
Me trompe-je, où cette serie de dessins représenterait une scène, quelque peu obscène, d'un éléphant ayant pinocytosé, si l'on peut dire, un couple d'oursins?? A moins que ce ne soit une branche moléculaire de l'arbre des hommes? Messieux, je vous propose que le premier d'entre nous retrouvant une version électronique DU film l'insère aussi rapidement que possible sur ce site. Bon, treve de déblatérations exquises, voici une sorte de poeme dont j'écris les deux premieres phrases... à nous de le completer.
La brume des sens couvre son corps qui,
Chassé par les vagues, crie aux oiseaux nus son effroi

la toute première fois, vive le printemps et les éléphants